Allemagne

📷Quelques jours en Bavière : Etape 1 | Würzburg et sa Résidence

🗓️ Jour 2 – La Résidence de Würzburg et autres découvertes

Après une première journée déjà bien remplie, nous démarrons ce deuxième jour à Würzburg par la visite de l’un de ses joyaux les plus emblématiques : la Résidence.

Dès notre arrivée, nous sommes impressionnés par l’élégance de son architecture baroque. Classé au patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 1981, le château a été bâti essentiellement de 1720 à 1744.

Si les extérieurs sont similaires à d’autres châteaux germaniques, les intérieurs sont de vraies petites perles rares.

Notre visite débute dans le Vestibule qui mène au Grand escalier, où nous avons levé les yeux pour admirer la plus grande fresque sur plafond d’Europe. Cette dernière a été peinte par l’artiste Baptiste Tiepolo, un maître dans son domaine. La peinture gigantesque représente les quatre continents connus à l’époque : l’Europe, l’Asie, l’Afrique et l’Amérique. L’effet est saisissant.

Cette fresque a d’ailleurs miraculeusement échappé aux affres de la Seconde Guerre mondiale. En effet, le 16 mars 1945, les bombardements de Würzburg touchent 90 % de la ville, dont la Résidence. Les toitures, charpentes et boiseries du palais brûlent progressivement, laissant tout de même certaines parties du château intactes. C’est le cas de la Salle blanche, la Salle du jardin, du Vestibule, du Grand escalier et de la fresque de Tiepolo.

Au total, ce sont 20 millions d’euros et des années de dur labeur qui seront investis pour restaurer la Résidence. La dernière pièce reconstruite, la Salle des miroirs, a rouvert ses portes en 1987.

Après l’escalier impérial, nous traversons les somptueuses salles de réception dans le plus pur style rococo, dont cette célèbre Salle des miroirs, un véritable chef-d’œuvre de finesse. La lumière qui s’y reflète crée une ambiance presque irréelle et tellement fastueuse. Ma pièce favorite !

Malheureusement, les photos sont interdites à l’intérieur du château et vous devrez donc vous passer des nôtres ! Téléphones et appareils photos bien rangés dans nos sacs à dos, nous continuons à parcourir le château.

Nos clôturons la visite par la Hofkirche (église de cour). C’est la chapelle de la Résidence : un très bel exemple d’art baroque religieux du XVIIIe siècle.

La chapelle de la Résidence, Photo de Achim Bunz

À la sortie, nous profitons d’un moment de calme dans les jardins de la Résidence. L’endroit est paisible, parfaitement entretenu, et offre une vue magnifique sur les façades du palais. Un cadre idéal pour quelques photos et une pause bien méritée.

Les feuilles des arbres n’étaient pas encore toutes rousses, mais laissaient présager l’éclat de l’automne.

Notre exploration de la ville se ensuite poursuit par la visite du Dom St. Kilian, la Cathédrale romane et son cloître. C’est l’un des plus anciens bâtiments de la ville puisque le début de sa construction remonte au XIe siècle.

La Cathédrale

Vu lors de notre arrivé la veille, nous repassons devant le monument commémoratif de la déportation des Juifs : poignant. Un temps de réflexion, comme un rappel nécessaire de l’histoire tragique de la ville et de centaines de vies pendant la Seconde Guerre mondiale. Avant cette guerre, environ 2 600 personnes juives y vivaient, 895 d’entre elles ont été assassinées et la grand majorité, déportée dans des camps nazis.

Le Monument commémoratif

Pour repartir sur une note plus positive, nous flânons ensuite le long des quais du Main, du côté de l’Alter Kranen, cette ancienne grue en pierre qui rappelle l’histoire marchande de Würzburg.

Au détour d’une rue

Nous poursuivons notre balade dans le Ringpark, vaste ceinture verte qui entoure le centre-ville, offrant ombre et fraîcheur. En chemin, nous découvrons l’église St. Johannis, située non loin de la Résidence. Une église protestante au style… perturbant.

L’église Sinkt-Johannis

Nous longeons ensuite l’élégant bâtiment du Juliusspital, à la fois hôpital, hospice historique et domaine viticole.

Encore une journée bien active et pleine de découvertes. D’ailleurs, un clin d’oeil à notre ville : c’est ici qu’est né Matthias Grunewald, peintre du célèbre Retable d’Isenheim, pièce maîtresse du Musée Unterlinden à Colmar.


A bientôt pour la suite de cette balade en Bavière.


Commentaires

13 octobre 2025 à 15h31

Vrai que les plafonds sont somptueux et impressionnants!
L’église Sinkt-Johannis l’est effectivement moins.
Le monument commémoratif est poignant.



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